La médiation est le moyen le plus sûr, le plus rapide et le plus efficient de mettre fin à un conflit.


Edito

Béatrice Blohorn-Brenneur

Le Conseil international de la Médiation (CIM) occupe aujourd’hui une place centrale dans le développement de la médiation à l’échelle internationale. Depuis la constitution de son réseau en 2009, le CIM s’est affirmé comme un acteur incontournable, présent sur les cinq continents et porteur d’initiatives structurantes pour la médiation.
L’année 2025 restera une étape marquante grâce à la reconnaissance officielle reçue par l’association par le ministre de la Justice en France : en avril, la présidente de CIM s’est vue remettre la médaille de Commandeur de l’Ordre
national du Mérite par le Garde des Sceaux, Gérald Darmanin, lors d’une cérémonie au ministère de la Justice à Paris. Ce geste, salué par tous, vient couronner des années d’engagement en faveur d’une justice qui apaise, qui dialogue et qui
réconcilie. Dans son discours, le ministre a souligné « l’œuvre magistrale » de notre association, rappelant combien la République « salue un engagement sans faille et une vision audacieuse du droit au service de l’humain ». Il a évoqué une association
« force intellectuelle, institutionnelle et humaine », soulignant son rôle pionnier dans la diffusion d’une « pensée du lien ».
Ce rayonnement du CIM s’est illustré à travers de nombreux colloques dans le monde, en France, au Brésil, en Tunisie ou au Vietnam, durant lesquels le Conseil a rassemblé experts, universitaires, magistrats et médiateurs autour des grands
enjeux contemporains de la médiation. Le CIM a aussi poursuivi sa mission par des séminaires-croisières, des webinaires, ses publications scientifiques et la participation active aux travaux européens et internationaux.
Mais la vitalité du CIM dépend de l’engagement actif de ses membres et de leur mobilisation. Aujourd’hui, renforcer le réseau et assurer la pérennité de l’œuvre du Conseil suppose l’implication de chacun : recruter, animer les échanges, partager
les savoirs et s’investir dans les groupes thématiques. C’est ainsi que le CIM poursuivra sa vocation de fédérer les acteurs de la médiation, tout en incarnant l’exigence d’une justice plus humaine, plus accessible, plus fondée sur la confiance
et le dialogue.
En rejoignant le CIM, chacun contribue à cette dynamique, dans un esprit d’ouverture et d’innovation, pour que la médiation demeure un outil vivant, au cœur
d’une société en quête de sens et d’harmonie. Nous avons besoin de vous et nous vous attendons !

La médiation : Pour quoi faire ?

Que ce soit pour la mise en place d’un projet, en prévention de différends ou pour la gestion des conflits, une médiation , qu’elle soit conventionnelle, judiciaire ou administrative a pour objectif de conduire les personnes, grâce à la présence active d’un tiers médiateur et en toute responsabilité, à prendre des décisions raisonnées facilitant la prévention des difficultés, et/ou la sortie de crise.

Elle est un mode de résolution des litiges fondé sur la responsabilité des personnes, sur la liberté, le respect et la confidentialité. Elle a vocation à s’appliquer dans tous les litiges dans lesquels la loi le permet, c’est-à-dire, en général dans ceux dans lesquels les parties ont la libre disposition de leurs droits.

Elle part du principe que nul ne connaît mieux les termes d’un conflit que ses acteurs et que nul n’est plus à même de le résoudre qu’eux-mêmes, pourvu qu’on leur apporte une aide neutre, impartiale et bienveillante  qui leur permet d’exprimer leurs besoins et leur ressenti, et qu’on leur aménage un espace confidentiel à cette fin.

Elle permet une issue rapide dans près des 3/4 des cas, peu onéreuse (les frais sont prévisibles et partagés), sans problèmes d’exécution.

Le Conseil international de la médiation s’est fixé pour objectif de contribuer à son développement, notamment par une aide aux médiateurs internationaux et par un soutien à la création de structures nationales de médiation.